Il serait dommage de se résigner uniquement aux indemnités imposées par la réglementation lors d’un licenciement ou d’une rupture conventionnelle du contrat de travail. D’autres droits et privilèges, en nature ou pécuniaires, peuvent en effet être négociés avant ou après le départ.

À quels avantages en nature peut-on prétendre ?

La voiture de fonction, les ordinateurs, les tablettes et les téléphones constituent les éléments les plus faciles à obtenir. D’ailleurs, les employeurs refusent rarement l’octroi des équipements comme les PC ou les terminaux mobiles aux cadres supérieurs qu’elles remercient.

Concernant la voiture de fonction, il faudra toutefois que la société soit déjà propriétaire du véhicule et que le salarié l’utilise encore au moment de son licenciement s’il souhaite la prendre quand il quittera l’entreprise. De plus, il est recommandé de bien négocier les conditions dans lesquelles il entre en possession de l’auto. Enfin, il est préférable de laisser tomber si les dépenses en entretien et en carburant coûtent cher, ces opérations étant à sa charge une fois qu’il en sera le titulaire.

Les avantages pécuniaires qui peuvent être négociés

L’entreprise est tenue de verser des indemnités fixées par la loi et par le contrat de travail (congés payés et RTT non prises entre autres) en cas de remerciement d’un salarié. Néanmoins, il est possible de marchander pour obtenir plus d’argent.

Il est utile de préciser ici que les indemnités non conventionnelles ne pourraient cependant pas excéder 75 000 euros. Elles peuvent être discutées avant le départ dans le cadre de dommages et intérêts relatifs à l’âge ou aux clauses de non-concurrence. Elles peuvent aussi être réclamées auprès des prud’hommes après le licenciement, avec l’aide d’un bon avocat. Par ailleurs, des primes sur objectifs peuvent également être demandées, en prenant soin de s’assurer de pouvoir les obtenir.

La possibilité de bénéficier de la mutuelle, d’une formation ou d’un outplacement

La négociation de ces trois éléments est la moins complexe. D’ailleurs, la loi permet au salarié de se servir de sa mutuelle pendant 3 mois après son départ. De plus, il n’est pas nécessaire d’entamer une négociation pour la garder lors d’un licenciement de cadre supérieur. Elle risque de revenir chère à l’employé passé ce délai, la société ne prenant plus en charge la part patronale.

Enfin, demander une formation ou un outplacement est très simple. Les entreprises rechignent rarement à leur octroi. Quoi qu’il en soit, peu importent les avantages que vous souhaitez réclamer lors de votre licenciement, se faire accompagner par des avocats spécialisés est recommandé.