Foncer tête baissée dans la création d’une société offshore est une des erreurs conduisant à l’échec de la mise en place de ce type de structure dans une juridiction étrangère. Avant même que l’entreprise soit créée, il est donc indispensable de prendre quelques mesures.

Ne pas dévoiler publiquement son projet

La discrétion est de mise avant de fonder une société offshore notamment si l’on désire augmenter son patrimoine grâce à l’offshoring. L’intérêt est de ne pas susciter la curiosité de l’administration fiscale quant à l’existence d’une autre source de revenus dans une juridiction étrangère.

Le projet de création doit être donc anonyme, et même les proches ne doivent pas être tenus au courant de son existence. Il faudra le garder confidentiel même lorsque les fonds commenceront à s’accumuler.

Le fisc a notamment tendance à douter des personnes qui changent de train de vie. Acheter une voiture de luxe, construire une maison dans un quartier chic, faire un gros dépôt en espèces peuvent notamment susciter l’attention.

Ne pas s’implanter dans un paradis fiscal

Les scandales autour des personnalités célèbres sont souvent le fruit de l’ouverture d’une société ou d’un compte bancaire offshore dans un pays considéré comme un « paradis fiscal ». De ce fait, il serait maladroit de suivre la voie de ces personnes pour subir finalement des amendes suite à un contrôle du à une évasion fiscale.

Mieux vaut ouvrir une société dans une juridiction avec une bonne notoriété. Une destination offshore en Europe sera moins suspecte. Créer une entreprise dans un pays trop éloigné du territoire engendre la méfiance des autorités

Chaque destination a une réglementation propre aux investissements étrangers. Il faudra prendre le temps de récolter des informations sur la juridiction avant un montage offshore. Plusieurs points sont à prendre en compte dont entre autres : la situation politique du pays, les règles en matière d’investissement et de création d’entreprise, la disponibilité de la main d’œuvre, le secret bancaire dans la juridiction.

Ne pas choisir une activité incompatible avec l’offshoring

Avant de créer une société offshore, il faudra réfléchir au type de prestation ou activité proposée via la future entreprise. L’idéal serait de se consacrer à une affaire qui n’exige pas la mise en place de bureau physique. C’est le cas notamment des activités autour de l’informatique telles que la création de sites, le développement de logiciels, l’édition, la traduction et bien d’autres encore.

Les agences de voyages en ligne, les e-boutiques et les dépôts de marques et de brevets sont d’autres prestations envisageables dans l’univers de l’offshore. Les activités peuvent d’ailleurs s’effectuer à distance même si l’entreprise est enregistrée dans un autre pays.

Enfin, avant toute démarche de création d’une entreprise offshore, il ne faut pas oublier de faire une liste des formalités à accomplir pour éviter les mauvaises surprises à la dernière minute. Notons qu’il est possible également de confier ce genre de procédure à un cabinet spécialisé dans l’offshore. Ce dernier saura orienter chaque entrepreneur dans leur choix de s’installer dans une juridiction extraterritoriale.